Montréal fait le choix de l’open source

24/01/2018
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Dans le cadre de la mise à jour de ses infrastructures informatiques, la ville de Montréal a choisi de mettre en place une stratégie open source arguant de la supériorité de l’offre logicielle dans de nombreux domaines.

Après Barcelone décidant de convertir son parc informatique sous Linux avec des applicatifs libres, la dernière bonne nouvelle dans le domaine de l’adoption des technologies open source nous vient de l’autre côté de l’océan atlantique : la métropole Montréal annonce donc son choix de miser sur l’open source pour l’avenir.

La vétusté des systèmes

Sylvain Perras, directeur du service des technologies de l’information de la ville a déclaré lors de cette annonce officielle : « On n’utilise pas du logiciel libre parce que c’est gratuit. D’ailleurs, ce ne l’est pas, il faut du support. On le prend parce que c’est meilleur dans bien des domaines. »

Le journal Lapresse qui a révélé l’information indique par ailleurs que Montréal prévoit ainsi adopter prochainement une politique d’utilisation des logiciels libres, incluant la contribution au développement des logiciels libres via la conception d’applications. La métropole compte ainsi développer des partenariats avec d’autres villes. Parmi celles-ci, on trouve principalement des villes du Québec, mais aussi étrangères comme Paris afin de mutualiser les coûts de développement.

Le parc informatique de la ville de Montréal est particulièrement vétuste : une analyse réalisée en 2017 estimait que 91 % des quelque 600 systèmes utilisés par la métropole étaient obsolètes. Certains systèmes, comme ceux utilisés pour la paye des employés de la ville datent des années 70 ».

Un plan décennal pour rénover les infrastructures

Pour rattraper son retard, Montréal prévoit augmenter de 44 % en 2018 ses investissements pour moderniser ses logiciels et équipements. Les estimations fournies par la ville considèrent qu’il faudra près de 10 ans pour remettre à niveau l’ensemble du parc informatique. Il est à noter que la gestion informatique de la ville a souffert par de passé de nombreux problèmes, une situation dont le point culminant s’illustre dans l’emprisonnement en 2009 pour fraude d’un des gestionnaires du département informatique et d’un audit désastreux en 2016.

Financer les talents dans les universités

La ville de Montréal n’en est tout de même pas à ses débuts dans sa relation avec l’open source : en mars 2016, la ville de Montréal avait annoncé que 25.000 dollars canadiens seraient versés à l’École de technologie supérieure (ÉTS) pour la création de la Maison du logiciel libre (ML2). Cette initiative avait déjà vocation à donner à la ville un rayonnement plus important comme le déclare Harout Chitilian, responsable des technologies de l’information, de la Ville intelligente et de la réforme administrative : « En plus de soutenir le plan stratégique de la Ville intelligente et numérique, le soutien financier accordé accordera une visibilité internationale à la Ville, tout en soulignant l’importance que celle-ci accorde à sa stratégie Montréal, Ville Intelligente et Numérique ».

La ville indiquait alors que « grâce à ML2 les étudiants des universités montréalaises provenant d’horizons différents et possédant des expériences académiques et professionnelles variées, pourront prendre part activement à une multitude de projets de logiciel libre. ML2 deviendra assurément un incubateur de talents et un trait d’union incontournable entre les étudiants de la formation en génie logiciel et les entreprises de cette industrie. »

Source : www.lapresse.ca

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